Femmes pour la paix,
la mediation et la prévention
des conflits Paix-Loyauté-Inclusion
Women for peace
mediation and conflicts
prevention Peace-Loyalty-Inclusion

       

Dans le cadre de ses objectifs de promotion de paix au Cameroun par le biais des femmes, WPMC a participé ce 30 Juin 2022 au panel de discussion de la Nkafu Policy Institute sur la thématique “ÉVALUATION DES INEGALITES SALARIALES ENTRE LES HOMMES ET FEMMES AU CAMEROUN”.
Il a été question de reconnaître qu’il existe bel et bien un gap salarial entre homme et femme au Cameroun en dépit des réglementations nationales (Constitution, Code du travail) et internationales (règles du Bureau International du Travail).
Cette disparité salariale entre les femmes et hommes est ressortie dans la mesure où le ratio emploi/population des femmes est inférieur de 25% à celui des hommes.
Cette disparité est alors visible dans le secteur privé formel (exemple du football où les joueurs masculins sont mieux rémunérés que les joueuses féminines) et dans le secteur informel où les femmes sont plus vulnérables et marginalisées.
Il a été relevé que dans le secteur public en l’occurrence l’Etat a bien disposé les règlementations de telle sorte les fonctionnaires (femmes et hommes) soient logés à la même enseigne.
Les facteurs qui pourraient expliquer cet écart salarial peuvent être:
– l’absence d’éducation chez les filles qui conduit au manque d’ambition
– la qualité de la formation (les femmes se dirigent plus vers les séries littéraires que scientifiques ce qui entraîne un fossé sur le marché de l’emploi dans les secteurs scientifiques).
Pour donc redresser la courbe, étant donné que pour ce faire, il faudrait une réelle volonté politique, il serait impérieux pour les politiques publiques de mettre en œuvre des mesures adéquates et efficaces pour rééquilibrer ces inégalités en:
– professionnalisant certains secteurs tels que la coiffure, la couture (les valoriser)
– mettre des mesures incitatives telles que les bourses pour les femmes pour leur permettre d’accéder à certains domaines masculinisés et vulgariser ces opportunités
-renforcer les capacités des femmes à se dépasser et briser la glace des tabous dans le domaine professionnel
– renforcer les capacités des hommes également (chefs d’entreprises) en attirant leur attention sur la sélection ou le recrutement au sein des entreprises.
La société civile pour faire également avancer la machine, certaines OSC devraient se spécialiser dans la dimension économique du genre par exemple afin de faire des travaux de veille aux Droits Humains non pas pour remplacer les pouvoirs publics dans ses actions.
Des rapports des recherches et travaux doivent être publiés, faire des rapports alternatifs aux institutions onusiennes afin de rendre compte de la situation du Cameroun, dans l’optique d’effectuer un travail de lobbying.
En conclusion les femmes et les hommes sont égaux mais juste différents et cette différence ne saurait établir une quelconque hiérarchie entre les genres et les sexes.
Toutefois, l’on devrait continuer de lutter pour compétence égale-salaire égal, mais pas non plus pour un favoritisme de complaisance.

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